Il s'en est allé, enfin, l'esprit de noel, celui qui s'étale encore sur tous les blogs et qui se targue de remplir les maisons de bonheur, de réchauffer les derniers foyers et d'apporter paix et fraternité chez les confiseurs... mon oeil.
Place aux crèpes et aux tartes aux amandes, les petits ventres ont encore faim et ils attendent qu'on finisse de se péter la panse aux sucres et aux fruits secs. Celà dit, c'est encore la période que je préfère ! Celle où l'on s'en vas fêter avec ses amis la fin des orgies cullinaires et la trève de la carte bleue. La recette de la tarte à la frangipane est accessible sur des tas de sites et elle est gratuite, et les crèpes s'improvisent au pied levé si un visiteur de vos amis débarque sans s'annoncer mais qu'il est de ceux pour qui la porte reste toujours ouverte, de nuit comme de jour et quelle que soit l'heure où il frappera.
Noël jusqu'à l'écoeurement, noël se barre enfin, emportant avec lui les miasmes d'une année que je préfère laisser derrière moi et recouvrir de mon mouchoir morveux pour ne plus y penser qu'au moment de le passer à 90° dans mon lave-linge.
Alors malgré les larmes des enfants oubliés, le froid dans les coeurs et dans les rues, malgré les suffisants et les trop gatés, si vous avez réussi à poser autour de vous un tout petit peu de bonheur, à réchauffer un coeur ou deux avec un petit geste d'amitié, à donner un semblant de courage et à botter gentiment un arrière-train qui se laissait aller, alors, je vous souhaite une très belle année 2007, et même si mes voeux n'auront pas de poids dans vos existences, au moins, le bien que vous aurez fait, on ne pourra pas vous le reprendre et ça vaut tout les voeux du monde...