06.05.09
Écoutez moi les gavroches....
Vous les enfants de la rue... non Paris n'est pas si moche... ne pensez plus à l'an deux mille...
Déjà à l'époque, je n'étais qu'une mouflette accrochée aux jupons de sa grand-mère, Renaud le chanteur autrefois engagé, chantait pour ses copains des ritournelles aux accents de consolation. Je pense à "Manu" ou à "Pierrot"... et puis il y a eu d'autres chansons qu'adolescente je connaissais par coeur, et parfois, leurs mots me reviennent à l'esprit. Quelques fois à cause d'une situation, d'autres fois par ce que j'y pense. Cette fois là, simplement par ce que je marchais dans la rue, mon gamin de 4 ans tournoyant dans mes pas, et soudain ! Soudain.... une espèce de sensation de froid. De tristesse aussi... et de beauté enfin malgré un cadre un peu particulier... je l'ai donc pris en photo. Un petit gavroche dans une grande ville.
Son regard, sa pose, bras ballants, le corps un peu de biais... cette étiquette au veston qui pourrait aussi bien être une étiquette pour le costume tout neuf qu'il porte.. mais qui me fait plutôt penser à un système de tri des enfants... le veld'hiv... tout ça. Beurk ! C'est affreux d'imaginer ce qu'on leur a fait.
C'est triste, mais c'est bien de le rappeler.
Et puis un beau jour... une fois de plus, je me promenais avec mon 4 ans... une fois encore ce regard, cette tristesse bordée d'inquiétude dans les yeux d'un gosse acculé à une autorité à laquelle il ne peut pas se soustraire...
Celui là semble plus misérable.
je ne sais pas précisément ce que voulait montrer celui ou celle qui a collé ces gosses au mur. Absence de message, choix de mur froids et presque cachés... discrets en tout cas, dans un passage ou une alcôve de rue... je voudrais bien savoir. Mais je n'ai que le droit d'imaginer ce que mon esprit veut comprendre de ça...
Alors, je vous les livre. Je les partage avec vous.
L'amour dans le 12è arrondissement...
Qui a dit que Paris est une ville froide, où les gens ne se voient pas, et dont l'amour est absent....
Tss tss, mauvaises langues, aveugles que vous êtes... vous ne voyez rien, et l'amour est partout. Même sur les plaques de rues !!!

L'amour, et aussi les poètes...











